La crème de whisky


  • La crème de whisky
    La crème de whisky
    Une boisson crémeuse à la robe veloutée

D’abord, on vous révèle son secret de confection. Et c’est simple à réaliser. Dans un blender, il suffit de mélanger 400 g de lait concentré sucré, 20 cl de crème fraîche liquide, 30 cl de whisky, 3 cuillères de café soluble, 1 de cacao en poudre amer et 1 autre d’extrait de vanille. D’ailleurs, tout commence ainsi, au fond d’un blender, dans une cuisine ordinaire de Dublin…

Il était une fois, l’histoire du Baileys Irish Cream, très connue de nos jours. Elle se déroule à Dublin, en Irlande, il y a près d’un demi-siècle. En 1971, David Dand eut une vision inspirée de l’air du temps. Celle d’une liqueur innovante, insolemment délicieuse et généreuse. Il se demande alors: pourquoi ne pas mélanger deux des plus grandes traditions et savoir-faire irlandais: la crème laitière et le whisky? L’essai est concluant! Un délice. Mais comment rendre ce mariage pérenne afin de pouvoir le commercialiser? Les expérimentations dureront plus de trois ans avant que l’inventeur et sa fine équipe trouvent l’équation idéale sur un coup de génie. C’est finalement un 26 novembre 1974 que le Baileys sera lancé sur le marché. Si la recette exacte reste un secret, la marque ne se fait pas prier pour dévoiler les produits d’excellence utilisés pour réaliser son emblématique crème de whisky à l’ADN irlandaise, qui titre à 17 % d’alcool. Chaque goutte de crème fraîche utilisée proviendrait de petites fermes familiales irlandaises locales, où 38 000 vaches laitières, surnommées les Baileys Ladies, s’attelleraient à produire plus de 220 millions de litres d’or blanc. A cela, s’additionnerait le meilleur des whiskys irlandais, ainsi que des gousses de vanille, des fèves de cacao, du sucre et d’autres herbes. La liqueur fait mouche auprès des consommateurs, encourageant l’élaborateur à créer des variations inédites de saveurs. Qu’elles soient limitées à une zone géographique ou dans le temps, de nouvelles éditions voient le jour: caramel, menthe, chocolat, café, noisette, fraise, chocolat belge, vanille-cannelle, amande, orange ou encore citrouille épicée. Si le Baileys Irish Cream est, sans équivoque, le plus célèbre de la famille des crèmes de whisky, la concurrence n’est jamais bien loin. Nous évoquons, par exemple, l’Edradour, confectionnée avec du single malt provenant de l’une des plus petites distilleries d’Ecosse, celle d’Edradour. Très onctueuse en bouche, elle dévoile un goût prononcé de vanille et des notes de cannelle. La seule distillerie de l’île d’Arran, en Ecosse, produit également la sienne, du même nom, moins dominée par le sucre que ses sœurs. Côté irlandais, le challenger du Baileys se nomme Kerry Gold Irish Cream, qui accumule les prix de la meilleure liqueur à la crème ces dernières années. Et si l’on traverse l’Atlantique jusque dans la ville de Nashville, au Tennessee, on trouvera le Whisper Creek Tennessee Sipping Cream. Tout un programme pour cette version entièrement américaine aux notes de figue, de vanille et de noix de pécan. Et si le whisky a sa crème, il n’est pas le seul alcool distillé à s’en gargariser. A vrai dire, tous pourraient être mélangés à de la crème pour élaborer une nouvelle boisson surprenante. Bien que certains mariages ne semblent que peu opportuns, cela n’a pas empêché quelques distillateurs de passer à l’acte. Le bourbon du Kentucky peut se targuer d’avoir la sienne sous le nom de Buffalo Trace Bourbon Cream. Du côté du rhum des Caraïbes, on trouve, par exemple, le RumChata confectionné dans l’Etat du Wisconsin, aux Etats-Unis. La crème utilisée est aromatisée à la cannelle, à la vanille, au sucre et à un assortiment de saveurs additionnelles tenu secret. En provenance de Chicago, le Somrus tire également son épingle du jeu et se révèle beaucoup plus exotique que le premier avec un beau goût prononcé de rose, d’amande et de pistache. En Italie, Guappa crée la surprise et obtient la palme de l’audace en associant la crème de lait de bufflonne à du vieux cognac. Quant à l’Allemagne, elle nous propose Dooley’s, composée de caramel au beurre et de vodka. Eh bien, nous savons ce qui nous reste à faire avec l’arak… Avis aux distillateurs!

B-52

B-52

(pour 1 personne)


Au-delà d’être un cocktail, le B-52 est un bombardier stratégique de l’ American Air Force… Autant le dire tout de suite, on a affaire à du lourd. Du lourd et en même temps un peu de subtilité, puisque le B-52 parfaitement réalisé se caractérise par ses 3 couches distinctes d’alcool. 


3 cl de liqueur de café 

3 cl de crème de whisky

3 cl de triple sec 


Versez délicatement dans un verre à shooter la liqueur de café, puis la crème de whisky et enfin le triple sec, si possible du Cointreau. Vous pouvez ensuite savourer ce cocktail tel quel ou le faire flamber avant dégustation. 

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